Il y a des week-ends où tout s’aligne. Pour elle, celui du Nice by UTMB 2026 en fait partie : un 20K bouclé avec le sourire, des sensations dès les premiers kilomètres et, à l’arrivée, l’impression d’avoir vécu « une trop bonne course ». Les chiffres confirment : 2 h 09 min 07 s pour rallier Nice, une 37e place au classement général et SURTOUT une 2e place féminine.
Rien d’anodin pourtant : Julie n’est pas une traileuse. C’est une athlète de piste et de cross, qui s’est offert ce trail pour le plaisir. Nous l’avons rencontrée pour qu’elle nous raconte sa course, sa préparation et ce qui fait, selon elle, la force de son groupe au club.
Julie Hoareau est au CSBJ depuis l’âge de 12 ans et entame sa 13e année de licence. Elle a passé dix ans en sprint, avec Frédéric, avant de basculer il y a deux ans vers le demi-fond.
Julie Hoareau au Nice by UTMB 20K : une course bien pensée et « trop bien » vécue
Le parcours reliant Saint-Jean-Cap-Ferrat à Nice affiche 23,7 km et 750 m de dénivelé positif, à une vitesse moyenne de 11 km/h pour Julie. Le Nice by UTMB 20K a la réputation d’un format court et peu technique. C’est ce qui l’a poussé à s’aligner au départ.
Elle avait découpé sa course en trois temps : des kilomètres de route à plat pour lancer la machine, où « c’est là que je pouvais faire la différence », puis une grosse montée sèche que presque tout le monde a franchie en marchant (« forcément, il n’y a pas de gros écarts qui ont pu se creuser »), et enfin un final censé être roulant mais bien plus haché que prévu, avec « des relances, des chicanes, des escaliers » sur le sentier du littoral. Malgré tout : « Je n’ai eu aucun coup de mou, j’avais de trop bonnes sensations. »
Le plaisir a commencé bien avant le coup de feu : entre ses amis, réunis pour l’occasion, et sa grand-mère, avec qui elle a passé le week-end, Julie savait que ce serait forcément un bon moment. Au départ, elle ne se met aucune pression. Son objectif est simplement de profiter à fond, ce qui change de son quotidien d’athlète, et tout était réuni pour que la journée se passe bien. Ce fut le cas.
La piste et le cross avant tout
Comment se prépare-t-on à un trail quand on s’entraîne pour le 3000 m ? Julie répond sans détour : elle ne prépare pas les trails. En ce moment, le groupe est encore en reprise, mais sa semaine type tourne autour de six sorties, pour environ 70 à 75 km. « Je ne m’entraîne jamais pour faire du trail. J’essaie de faire le footing du jeudi un peu en terrain vallonné, mais toute ma prépa est vraiment axée sur la piste et le cross. Le trail, c’est vraiment en plus, pour me faire plaisir. »
Le trail ne prendra pas plus de place dans sa saison, et c’est assumé : c’est justement parce qu’elle en fait rarement que chaque course garde un petit goût de nouveauté et de plaisir. Sa prochaine échéance ? Les cross, qui approchent, et Julie a déjà hâte d’y être.
Un groupe demi-fond soudé, la vraie force du club
Julie s’entraîne aujourd’hui dans le groupe de demi-fond du CSBJ Athlétisme, entraîné par Célestin. Ce que le collectif lui apporte ? « Je n’aurais pas du tout continué l’athlé après ma première saison de cross si ça ne s’était pas aussi bien passé avec le groupe. On a créé des liens super forts, qui vont au-delà de l’athlé. »
Au quotidien, c’est la motivation avant une grosse séance, « on va tous souffrir ensemble », et un soutien précieux : « Ce sont les premiers à me soutenir quand je suis ultra stressée. » Pour elle, c’est cette cohésion qui fait la force du groupe : chacun tire les autres vers le haut, sans rivalité malsaine, et chacun progresse ainsi à son propre niveau.
Tu veux rejoindre un groupe comme celui de Julie, en demi-fond, en sprint ou en running & trail ? Retrouve toutes les infos sur le site.