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Mickaella Aguera : de la blessure à la 1re place U23 du Marseille-Cassis

Mickaella Aguera, première U23 du Marseille-Cassis 2026, à l’entraînement avec le CSBJ Athlétisme.

Dimanche 25 octobre, Mickaella Aguera a rejoint Cassis en 1 h 22′44″ et termine première U23 du Marseille-Cassis. Pour cette licenciée du CSBJ Athlétisme, cette course est surtout une étape dans un retour construit patiemment après de longues périodes de blessures. Elle nous raconte son parcours, dans notre série « Valorisation des femmes au CSBJ Athlétisme ». Retrouvez aussi notre résumé du week-end et les résultats officiels de la course.

Marseille-Cassis 2026 : première U23 en 1 h 22′44″

Mickaella a pris le départ de cette 47e édition sur invitation de Lionel, avec le Running Crew Jolie Foulée. Elle découvrait une course mythique, mais aussi une distance qu’elle n’avait jamais courue : « Je partais un peu dans l’inconnu. » Juste après les Interclubs, pas de préparation spécifique : « l’idée, c’était surtout de me faire plaisir », avec tout de même l’envie, dans un coin de la tête, de courir entre 1 h 20 et 1 h 25.

Partie un peu trop vite, elle l’a légèrement payé dans le col : « La côte, c’est mon point faible. » Elven l’a accompagnée jusqu’en haut, une présence qui lui a beaucoup servi. Il ne restait ensuite pratiquement que de la descente et quelques bosses : « J’ai vraiment profité de l’ambiance et du paysage, je pense que j’ai souri 80 % de la course (les 20 % restants, c’était dans la côte). »

Du collège à l’équipe de France : un parcours commencé au club en 2017

Mickaella découvre l’athlétisme au collège, à l’association sportive, avec Laurent Marion et Renaud Revol. Elle y gagne le cross du collège et participe aux districts UNSS. C’est là que Célestin et Fred lui proposent de rejoindre le club, en 2017. Elle connaît ensuite deux sélections en équipe de France U20, l’une en cross et l’autre sur route, « auxquelles je ne m’attendais pas et qui restent de très beaux moments de mon parcours ».

Se relever des blessures : un coach, des proches et un groupe

Les blessures ont été les moments les plus difficiles. Après sa participation aux championnats du monde de cross, des périostites l’ont gênée pendant deux ans. Au-delà de l’arrêt de la course, c’est l’incertitude qui pesait : « ne pas savoir si je pouvais courir, ni quand je pourrais reprendre ». Elle résume : « Quand le sport prend une place aussi importante dans ta vie, te retrouver à l’arrêt peut te donner la sensation de tout perdre d’un coup. »

Pour tenir, Mickaella s’est appuyée sur ses parents, qui lui rappelaient qu’elle pouvait aussi faire autre chose que du sport. Son coach Célestin a été « central » : « Même quand je faisais mes séances sur le vélo et que j’étais au fond du trou, il était toujours présent pour adapter les séances et me soutenir moralement, c’était un vrai travail d’équipe. » Le groupe du CSBJ a fait le reste : « il y a une vraie cohésion, qui compte énormément dans ces moments-là ». Elle ajoute que ces blessures lui ont « forgé un mental en béton » et qu’elle n’a jamais lâché l’envie de revenir.

Un retour qui se construit séance après séance

La reprise a été compliquée : « Je suis compétitive, parfois un peu trop ! » Au début, se retrouver à l’arrière des groupes à l’entraînement était difficile à accepter. Elle a alors appris à avancer séance après séance, en adaptant ses allures : « pouvoir courir et retrouver le groupe, c’était déjà une grande victoire ». Elle ne peut pas citer un instant précis où elle s’est sentie de nouveau elle-même : « c’est plutôt quelque chose qui se construit au fil des séances », et elle sent aujourd’hui que les choses commencent à rentrer dans l’ordre.

Ce Marseille-Cassis, elle le voit comme « une petite victoire personnelle » et une étape de plus dans son retour, qui lui donne confiance pour la suite, notamment pour la saison de cross. À celles et ceux qui traversent une blessure ou un passage à vide, elle conseille de s’entourer, de ne pas garder pour soi les moments difficiles et d’éviter de se comparer en permanence à son niveau d’avant : « Le retour peut prendre du temps, et la patience fait aussi partie du chemin. »

Mickaella s’entraîne au sein du groupe Athlétisme U18 et + du CSBJ Athlétisme, à Bourgoin-Jallieu. Découvrez le club et rejoignez celles et ceux qui sont là chaque semaine.